| Petits mendiants |
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| 19-02-2009 | |
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Ils sont jeunes, voire très jeunes, ils ont la peau foncée, les cheveux en bataille et ont pour seule et unique maison, la rue. Certains sont orphelins ou d’autres ont quittés leur village et leur famille en espérant un avenir meilleur. Qui sont ces petits mendiants ? Vont-ils un jour quitter la rue ?
Qui sont ces enfants mendiants ?Selon une étude récente menée par la Mirror Foundation la plupart des enfants sont « achetés » au Cambodge et au Myanmar. Les trafiquants proposent entre 5 000 et 7 000 bahts (CHF 150.- à 200.- / 130 à 170 USD) aux familles pour emmener leur enfant, en leur promettant un travail bien rémunéré et l’accès à l’éducation scolaire. Toutefois, les enfants mendiants ne sont pas tous issus de réseaux de trafiquants. Les sommes rapportées pouvant couvrir les besoins de la famille entière et ceci pour plusieurs mois, certains parents n’hésitent pas à envoyer leur progéniture dans la rue plutôt qu’à l’école. Un salaire de ministre A la ville, que ce soit Phnom Penh, Siem Reap ou même Bangkok, mendier est un business très florissant. Les enfants des rues essaient de vous accoster de toutes les manières possibles. Ils savent compter en français, en allemand et même en hollandais.En moyenne, ces jeunes mendiants peuvent gagner l’équivalent de 25 à 100 dollars par jour, selon le degré de pitié qu’ils inspirent. Un salaire de ministre comparé au salaire moyen de USD 30.-/mois d’un professeur d’école. De l’argent qui ne reste pas longtemps dans leur poche puisque les trafiquants les surveillent de près pour vérifier qu’ils ne gardent pas plus d’argent pour eux. S’ils ne rapportent pas la somme fixée par leur bourreau, ils sont battus ou privés de nourriture. Ironie du sort, ce business immoral joue sur notre sens de la compassion. Pourtant, l’argent donné à ces enfants mendiants ne règle aucun problème. Et c’est même pire : « Cet argent est utilisé par des bandes organisées pour financer un véritable trafic d’enfants. Plus vous donnez, plus nombreuses seront les victimes arrachées à leur famille pour atterrir dans la rue », explique Worachet Khiewchan de la Mirror Foundation, en charge du programme Stop Child Begging (Halte à la mendicité infantile). Aider sans donnerQuelques associations locales et internationales essaient de briser ces réseaux mais la tâche s’avère très difficile et semée d’embûches. L’affaire est malheureusement très profitable à de nombreux intermédiaires. Le nombre d’enfants victimes de ce trafic demeure inconnu, les statistiques et études peinent à voir le jour. La meilleure façon d’aider, à long terme, est de ne pas donner d’argent à ces enfants. Quand le business s’épuisera et ne sera plus rentable, il cessera d’exister. Aidons-les !Aidons-les à retrouver une vraie vie d’enfant ici et maintenant. Quelques Associations et ONG qui œuvrent en faveur des enfants et dont nous avons pu apprécier le travail sur le terrain. AVEC – Aide Volontaire aux Enfants du Cambodge - www.info-avec.org FRIENDS International – www.friends-international.org Réseau ChildSafe – www.childsafe-international.org Pour un Sourire d’Enfant (PSE) – www.pse.asso.fr
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Comment résister lorsque qu’une petite main vient à tirer timidement notre T-shirt en espérant recevoir quelques baths, riels ou kips ? Difficile de ne pas céder lors que nous croisons, à contrecœur, le regard de ces enfants qui errent, pieds-nus et vêtu d’un vieux T-shirt « Nike » taché et troué. Un regard transparent et vide de toute émotion.
A la ville, que ce soit Phnom Penh, Siem Reap ou même Bangkok, mendier est un business très florissant. Les enfants des rues essaient de vous accoster de toutes les manières possibles. Ils savent compter en français, en allemand et même en hollandais.